1] Tu ne seras jamais là lorsque l’on aura besoin de toi.

Et si jamais par hasard tu es là …

2] Tu seras toujours débordée.
3]
Tu auras réponse à tout : « allez voir sur internet », ou « je suis nouvelle » (depuis 3 ans).

Tes escapades dans les couloirs :

4] Lors de tes sorties hors de ton bureau, tu passeras obligatoirement par l’étape « Machine à Café ».
5] Tu prétendras aller aux toilettes lorsque tu voudras aller à la machine à café.

Tes libertés :

6] « Bon alors je ramène quoi pour ce week-end ?? » : avec ta famille et tes copines tu discuteras au téléphone. Histoire d’occuper la ligne.
7] En hiver, ton bureau en sauna tu transformeras, grâce à ton chauffage perso.

Ta gestion du temps de travail :

8] « Quand c’est l’heure c’est pas encore l’heure, quand c’est plus l’heure c’est plus l’heure » sera ta devise.
9] Dans ton bureau tu t’enfermeras une demi-heure avant la fin de ta journée, pour être sûre de ne pas être retenue au dernier moment. Ou alors tu partiras une demi-heure avant la fin de ta journée.
10] Tes congés maladie juste avant tes vacances tu prendras.

NB : Article à prendre au second degré. Heureusement que toutes les secrétaires ne sont pas comme ça.

Vendredi 26 Septembre, 14h15, appartement de Vio.
Tam tam tamtam tam (c’est ma sonnerie de portable) : ” Vio tu vas voir les emplois du temps aujourd’hui ? Moi j’ai les résultats de mes rattrapages à 16h00 … Je stresse trop … Oui et les vacances c’était bien, blablabla, j’ai bossé, blablabla, et j’ai gardé mon neveu une semaine, blablabla … on se retrouve là-bas à 16h00 alors ? “

Vendredi 26 Septembre, 16h00, Faculté de Lettres de Rouen, bâtiment A, 5e étage, secrétariat d’espagnol.
Je commence à noter mon emploi du temps. Audrey stresse. Audrey attend ses résultats. La secrétaire se fait attendre. ” Elle devait les afficher à 16h00, sauf qu’elle est partie les chercher à 16h00 … ” Et puis, peut-être qu’elle a fait une petite halte à la machine à café, qui sait ? Quand enfin elle arrive, c’est la cohue, et Audrey essaie de voir sa note de loin : ” Mince … Je suis défaillante … ” Elle regarde une deuxième fois. ” Ah non ! C’est bon ! J’ai 10,37 ! ” Elle regarde une troisième fois. ” Ah non ! J’ai 10,57 ! ” Bon, maintenant qu’on est sûres d’y être toutes les deux, on peut se concentrer sur notre rentrée. On peut choisir entre trois parcours. Oui mais moi, en fait, je savais pas trop, j’ai demandé à la secrétaire et elle m’a dit d’aller voir sur internet, alors du coup je sais toujours pas quoi choisir vu qu’il y avait rien sur internet. Et puis, ya rien non plus ici. Et si on allait chercher la brochure au secrétariat ? Oui sauf qu’au secrétariat, il y a plein de monde : ” Et pourquoi j’ai pas mon semestre ? Je comprends pas pourquoi il me manque une note ? J’étais là ! J’ai signé ! Ah bah je sais pas moi pourquoi ya pas ma signature ! ” On se faufile donc pour piquer deux brochures et examiner d’un peu plus près les matières auxquelles on devra assister … Parcours espagnol, 78h … Parcours FLE, 70h … Préprofessionnalisation … 40h ? C’est bon, je prends ça. Ils disent qu’il faut aller voir monsieur C. à la maison de l’université pour plus d’informations. On ira tout à l’heure. Et maintenant heu. Les options. ” Connaissance du système éducatif ” ? C’est affiché nulle part, et sur la borchure ils ne mettent même pas le nom du prof. Il faut aussi choisir une option en psycho-socio. Sauf qu’on n’a pas la liste des options, c’est marqué qu’il faut aller au secrétariat pour demander … ahahah. Motivées, on décide d’y retourner quand même. Il y a toujours autant de monde. Et là on nous dit qu’il faut aller en pyscho, pasque la liste, bah ils l’ont pas ça change tout le temps. Et en psycho, on nous dit criminologie ou publicité. C’est chouette, mais ya pas trop de rapport avec l’enseignement là … Hum. Finalement, lorsque je me suis aperçue qu’il n’y avait aucun horaire pour ces cours, et que le monsieur C. de la maison de l’université était introuvable, je suis rentrée chez moi !

Dimanche 28 Septembre, 18h00, appartement de Vio.
C’est la veille de la rentrée. Mon copain et moi avons passé la matinée à dormir, et l’après-midi à la laverie, à regarder mes draps tourner dans la machine (non, on a aussi fait des vidéos rigolotes avec mon portable). Le soir, en rentrant, on a fait un tour au vide-grenier organisé à côté de chez moi. Puis est venu le temps des aurevoirs … Je ne le verrai pas pendant trois semaines … Et ma lèvre inférieure commence à tremblotter. Je me retrouve seule, dans 19m², avec un chat fou.

Read the rest of this entry »

Comme m’a dit mon pépé, c’est de l’école primaire qu’on garde nos meilleurs souvenirs. Et il a bien raison. Le collège, le lycée, la fac, après, c’est plus la même chose ! Des souvenirs de cette époque, où j’étais encore si naïve et optimiste, où j’aimais encore aller en cours, j’en ai des tonnes …

Comme quand j’oubliais ma ventoline, ce qui m’empêchait d’aller en sport avec les autres, et que du coup je restais à dessiner avec les CE1/CE2. Le pire c’est que je le faisais même pas exprès. Mais je préférais dessiner avec les petits.

La fois où j’ai fait croire à mes copines, Émilie la blonde, Virginie la brune, que dans mes kinder chocolat il y avait de la bave de crapaud. Elles les ont mangé quand même. Mais elles faisaient de drôles de têtes.

En CM2, quand Jonathan s’est vanté de porter une capote toute la journée, « au cas où ». Et quand on l’a cru.

Je me souviens de Maxime, le blondinet, qui chantait : « quand je bois contrex, mes fesses se dressent ».

Il y avait les blagues Toto que, mine de rien, je trouvais pas drôles du tout !

Les parties des « Colons de Cathane », un jeu que ramenait Monsieur W., notre instituteur, et auquel on adorait jouer … Et aussi les parties de Mastermind, c’était de la triche d’abord, leurs règles c’étaient même pas les vraies d’abord !

Les cours d’allemand … à regarder des vidéos auxquelles on ne comprenait rien. En 6ème j’ai choisi anglais !

La fois où Monsieur W. nous a ramené un renard écrasé pour que l’on voit à quoi ça ressemble ! (j’en garde aussi un souvenir olfactif).

Les jeux de récré : corde à sauter, élastique, marelle, billes et pogs … cet arbre et sa racine dont je me souviendrai toute ma vie, pour y avoir perdu un bout de mon incisive.

Le calcul mental selon Monsieur W. : tous debout dans la classe, les questions qui s’enchaînent, celui qui répond le plus vite (et juste évidemment) a le droit de s’assoir, le premier à répondre et à s’assoir a la classe, le dernier debout a la honte. Fallait avoir l’esprit de compétition.

Violaine S. qui avait le même prénom, et de surcroit les mêmes initiales que moi …  (Quand Monsieur W. interrogeait Violaine, tout le monde répondait d’une même voix : « laaaquelle ? » ). Cette fille avait également la même passion que moi pour la lecture . Même si une fois, alors qu’on allait au CDI pendant que les autres finissaient leur bouquin, elle m’a avoué qu’elle ne l’avait pas encore terminé.

Read the rest of this entry »

Je ne vais pas essayer de vous décrire les mystérieuses raisons qui nous poussent, nous femmes, à porter des chaussures à talons. Cela a déjà été merveilleusement fait par une lady, from the ladies room, c’est trop bête que je ne retrouve pas l’article en question. Non, ce que je vais vous décrire ici, ce sont les multiples désavantages liés au port de cet instrument de torture, le talon haut.

Et puisqu’il faut bien commencer quelque part, autant commencer par les désavantages les plus connus, j’ai nommés ampoules, cors, bobos en tous genres dûs aux frottements de notre pied dans la chaussure … Si tant de produits ont été élaborés dans le but de soigner les petons des porteuses de talons hauts, il y a bien une raison : c’est qu’ils sont tout abîmés. Non, si vous avez mal dans vos chaussures à talons, cela ne vient pas d’une malformation de votre pied, c’est tout à fait normal. Il faut juste le temps à vous et à votre pied de s’y faire, ça viendra, tenez en attendant, mettez ça sur la semelle (vous ne l’enlèverez jamais), et prenez ce gel (vous ne le quitterez plus).

Les rues pavées sont à réserver aux plus expérimentées. Si vous vous y aventurez malgré cet avertissement, voici ce qui pourrait vous arriver. La première fois vous ferez la fière en dressant la tête et en marchant droit devant (même pas peur), et vous vous casserez lamentablement la figure quand votre perfide talon ira se coincer entre deux pavés. La seconde fois, vous souvenant très bien de la première, vous passerez votre temps la tête baissée à vérifier où vous mettez les pieds, et finirez inévitablement par assommer quelqu’un (à moins d’avoir un chien d’aveugle ou un ami pour vous guider). Mais ne vous en faites pas, cela a été vérifié plus d’une fois, le ridicule ne tue pas.

Clac clac clac clac clac clac clac clac clac clac clac clac. Pour la discrétion, il faudra repasser. Pour porter des talons hauts, il faut aimer se faire remarquer (ou au moins, supporter les têtes qui se tournent au son du clac clac clac). La traversée d’une pièce carrelée en talons hauts est à conseiller aux timides.

Chérie, mais magne-toi un peu, on va manquer le bus ! Claclaclaclaclaclaclac !! (petits pas précipités) Lorsque l’on est perchée sur des talons, il faut accepter le fait d’être lente comme une tortue, et de ne pas pouvoir courir. Et si jamais on se retrouve à être poursuivie par un pervers, ou un policier, ou un méchant toutou, on n’aura qu’une seule option : se mettre à courir pieds nus. Mais si vous voulez régler ce problème en vous entrainant, vous pouvez toujours participer à la course en talons aiguilles d’Amsterdam, et peut-être gagner 10 000 euros ?

Les talons, c’est bô, mais ça fait bobo !

[EDIT 09/07/08 : J'ai finalement retrouvé l'article en question ... bonne lecture.]

Nous avons toutes nos petites qualités, et nos petits défauts, qui nous procurent de petites fiertés, et de gros complexes. J’ai pas un bourrelet, même quand je m’assois. Par contre je suis toute plate. Enfin, pas tout à fait. Je suis plate en haut. Ça fait un peu bouteille d’Orangina voyez ?

Ne pas avoir de seins (ou ne pas en avoir beaucoup), ça a des avantages. On peut courir sur la plage sans soutif’. On économise pas mal d’ailleurs, vu comment ça coûte cher ces machins-là. On évite le mal de dos.

Mais ça a aussi beaucoup d’inconvénients. Où est cachée notre féminité ? On peut se passer de soutiens-gorge … Mais on aimerait bien en mettre, pour avoir un joli décolleté si féminin et si sexy. Parce que “sexy”, ça n’est pas vraiment l’adjectif qui convient le mieux à notre poitrine toute plate. Ni aux nounours des seuls soutiens-gorge disponibles en bonnets A.

Du coup, on se creuse la tête. Quand on a un défaut physique, soit on s’avoue vaincue et on a recours à la chirurgie … Ce que je peux comprendre. Soit on se bat et on trouve des solutions, pour cacher, ou pour faire oublier ce défaut. Je me suis penchée sur la deuxième option, parce que je refuse la première : j’ai pas de sous, j’ai ma fierté, je veux conserver le label 100% naturelle.

Solution numéro 1 : faire un bébé. Il paraît que ça fait pousser les seins, par contre, n’ayant pas testé cette méthode, je ne suis pas capable de vous dire si c’est vrai, si ça ne dure que le temps de la grossesse, et si le rapport douleur/taille des seins est acceptable. Comment ça c’est pas pour faire pousser ses seins qu’on fait des bébés ? Moi je dis, deux raisons valent mieux qu’une.

Solution numéro 2 : prendre la pilule. Les seins qui poussent, ça fait partie des effets secondaires de la pilule. Mais faut pas oublier qu’il y en a plein d’autres pas aussi agréables. En ce qui me concerne, ça a pas changé grand chose (ni en bien ni en mal) … Mais je me voyais mal demander “une pilule qui fait pousser les seins siouplé”. (Même si là aussi deux raisons valent mieux qu’une ?)

Solution numéro 3 : porter des soutifs rembourrés. Ce sont des soutiens-gorge avec de la mousse dedans, qui font croire que t’en as plus que t’en as en vrai. Ils font même ça pour les maillots de bain ! Grâce à ça, on a la possibilité d’avoir un petit décolleté, pas désagréable à regarder. Par contre c’est incompatible avec certains hauts (qu’on ne peut pas mettre avec un soutiens-gorge sinon c’est moche) on peut pas tout avoir. Cette tricherie soulève deux points importants :
1) C’est un peu comme la chirurgie, mais en pas définitif. Porter ce genre de soutiens-gorge, c’est peut-être une forme de non-acceptation de ses petits seins ? Cacher le défaut plutôt que l’accepter est-ce la bonne solution ?
2) Une fois toute nue de toutes façons tu les retrouves tes petits seins … Ça peut être déstabilisant de passer de tout à rien. Pas seulement pour toi, si tu vois ce que je veux dire !

Solution numéro 4 : bien choisir ses vêtements. Oui, ça paraît bête. Et pourtant … Il y a des choses à éviter. À ne surtout pas mettre : tous les hauts qui peuvent aplatir les seins (élastiques au niveau de la poitrine). À éviter également : les robes dont l’effet repose sur les formes féminines (robes “housse”) … C’est avec ce genre de robes que ressortira la fameuse bouteille d’Orangina.

Solution numéro 5 : mettre en valeur autre chose. Comme je le disais en introduction à cet article, on a toutes des défauts, mais on a aussi des qualités, qu’on a tendance à oublier. Autant en profiter pour détourner l’attention de nos défauts … Ma dernière trouvaille : on n’y pense pas forcément (quand on se focalise sur sa poitrine), mais il existe aussi des robes et des tops décolletés dans le dos, pour lesquels nous les femmes plates, sommes avantagées, vu que le soutiens-gorge avec ça c’est tout simplement pas possible ! (Et en plus, c’est sont trop pratique pour les guilis dans le dos). Sinon on peut aussi montrer ses jambes, ou bien d’autres choses en fait, y’a pas que les seins qui peuvent rendre une femme sexy.

Ce qui est bien, c’est qu’on peut faire tout ça à la fois ! Et si vous avez d’autres solutions, je suis preneuse.

Maman, j’ai pas d’copines. ” Voici le refrain auquel avait le droit ma mère en venant me chercher à la sortie de l’école. Et je me souviens que ça la mettait bien dans l’embarras. Que trouver à répondre quand votre enfant vous sort une telle affirmation ? Comment peut-on y croire déjà ? Et si c’est vrai … comment ça se fait ? Elle ne s’entend avec personne ? Elle a un sale caractère ? Ou elle est trop timide ? Ma fille serait-elle déjà une marginale, à dix ans seulement ?

Non, en fait mon problème c’était surtout que j’étais beaucoup trop exigeante. Je voulais pas d’une copine, je voulais une amie. Et pas seulement une amie, une meilleure amie, pour la vie. Comme dans les dessins animés. On se quitterait plus, on se raconterait tous nos secrets, et on serait ensemble, unies contre l’adversité des autres filles pas gentilles qui se moquent de nous. Et puis on ne serait que nous deux. Pas trois, pas quatre, pas deux et demie. Non, nous deux toutes seules, on se donnerait l’exclusivité.

Sauf que bon, c’est très rare et difficile de trouver ce genre de relation. C’est déjà trop demandé à des enfants de dix ans, et même après, qui peut se vanter d’avoir trouvé sa meilleure amie pour la vie ? J’ai donc très vite abandonné ma quête de la meilleure amie, je me suis résignée, à me contenter de n’avoir que des copines, avec qui aborder des sujets superficiels, qui ne m’intéressent pas forcément, avec qui parler de la pluie et du beau temps, des cours, des grèves, de la vie au quotidien, rien de bien passionnant. Non, ça n’est pas à mes copines que je raconterai tous mes malheurs, j’en parlerai à maman (parce qu’avec elle c’est sûr, c’est pour la vie), ou je garderai tout pour moi.

Et c’est en abandonnant mes recherches que je l’ai trouvée. Non, je n’ai pas été moins exigeante, je n’ai pas fait de concessions, il s’agit bien de l’amitié que je recherche depuis toute petite. Et la meilleure amie que j’ai trouvée est en fait le meilleur ami. Mais le mieux, c’est qu’en plus, il est “deux en un”, multifonctions. Parce qu’en parallèle comme beaucoup, je cherchais aussi le prince charmant des dessins animés. Et il fait ça aussi.

Dès la sixième, on stresse nos jeunes collégiens à propos de leur orientation. Un mot qui désigne les futures études qu’ils choisiront, leur avenir ! Ils doivent prendre cela très au sérieux, leur dit-on, ils doivent commencer à réfléchir, tout de suite, sans attendre, à cette grande question : “ Que vais-je faire de ma vie ?? ”

À cette question d’une importance capitale, il est difficile de répondre pour un jeune collégien. Déjà, à moins d’avoir un grand frère ou une grande soeur, il ne sait pas ce qu’est le lycée, ni ce qui se cache derrière les abbréviations S, ES, L, STT, CAP … Non, c’est pour lui le mystère le plus total, après le collège, il ne sait pas ce qui va se passer. Mais pour éclaircir un peu la situation, ses gentils professeurs principaux lui fourniront un joli tableau, très clair, simple comme tout … pour quelqu’un qui sait déjà de quoi il s’agit. Ils lui donneront aussi des petits tests, pour l’aider à définir très vaguement ses centres d’intérêts, en lui conseillant bien entendu à la fin, d’aller voir la conseillère d’orientation psychologue.

Ah ! La conseillère d’orientation. Elle est très utile … Pour les élèves en difficultés. Pour ceux qui ont de bons résultats, elle se contentera de décréter, très fière “ Tu peux faire c’que tu veux ! ”, en croyant sûrement que l’élève qui lui fait face sera heureux d’entendre cette réponse, qui ne résout en rien son problème. Parce que finalement, en fin de collège, l’échéance arrivée, on ne laissera pas trop le choix à ce petit collégien. Il est bon élève ? Lycée. Il n’a pas de bons résultats ? Il ira en CAP. C’est tellement plus simple que d’essayer de savoir ce qui lui plaît vraiment.

Et une fois devenu lycéen, les problèmes de notre ex-petit-collégien ne sont pas terminés. Puisque maintenant, il doit faire un choix entre les différentes sections qui lui sont proposées pour passer en classe de première. Et on ne badine pas avec son avenir voyons ! Sauf que comme en fin de collège, on lui dit d’aller voir sa pote la conseillère, et comme au collège, on ne lui laisse, au final, pas le choix. Il est bon élève ? Mettez le en S. Il n’a pas de bons résultats ? STT, ou STL, ou SMS … Et les autres ? Ils iront en L, s’ils sont bons à l’oral, ou en ES.

Pour ceux qui ne subiront pas ce choix forcé, et qui réussiront là où on les a mis, ils se retrouveront avec un bac sans vraiment savoir quoi en faire. Et quand on ne sait pas quoi faire, où va-t-on ? À la fac bien sûr ! Du coup, les facs sont pleines de gens qui n’ont rien à faire là, qui ne passent pas la première année soit parce que c’est trop dur (les méthodes de travail sont bien éloignées de celles du lycée, il faut savoir être autonome, un bien grand mot), soit parce qu’ils n’en ont rien à faire, que ça n’est pas ce qui les intéresse.

Au final, tous devront bien finir par entrer dans la vie active. Mais ça ne sera pas forcément pour faire ce qui leur convient le mieux, ce qui leur plaît. À qui la faute ?

Bon, je n’ai pas une haute opinion de mon physique, de mon apparence en général, je ne me trouve pas jolie. C’est pas nouveau. Mais il se trouve qu’à deux reprises j’ai été abordée par de parfaits inconnus, qui se prenaient apparemment pour des beaux gosses et qui ne demandaient qu’à m’emmener boire un verre (pour le premier) et obtenir mon numéro de portable (pour le second). Bien sûr, leur raison était tout à fait valable : ils voulaient me connaître. Et c’est vrai que tout le monde devrait avoir envie de me connaître. Je suis un peu naïve.

Les deux fois, ça s’est passé de la même façon. Et je suppose qu’à chaque fois ça se passe pareil, quelle que soit la femme qui se coltine le boulet : le type débarque, survole du regard l’endroit (dans mon cas c’était une fac de lettres bien remplie, le terrain de chasse idéal), évite les groupes, repère les filles seules, choisit sa proie, celle qui pour aujourd’hui n’aura pas de chance, et aujourd’hui la victime ce sera nous. Puis il s’approche et il engage la conversation, l’air de rien, nous pose des questions, et nous on répond, parce qu’on est polie et bien élevée, il nous parle de la pluie et du beau temps et finit par nous demander notre prénom. On répond, on a pas le choix, c’est un cercle vicieux, on a été gentille au début, on ne peut pas l’envoyer bouler comme ça maintenant juste pour avoir demandé un prénom. Et lui il en profite, il continue, il déblatère, et quand au final on décide que ça doit s’arrêter et que l’on annonce l’heure du départ, c’est le moment pour lui d’abattre sa dernière carte : proposer d’aller boire un verre (quand tu veux!) ou demander le fameux numéro.

D’après un mini reportage que j’ai vu à la télé, c’est devenu un sport. Oui, un sport. Et les hommes qui le pratiquaient et en parlaient n’avaient visiblement pas une vision très valorisante des femmes qu’ils draguaient. Selon eux, même si elles n’étaient pas célibataires, ça n’était pas un problème : toutes les femmes trompent leur compagnon, c’est une chose courante/normale. Et bien sûr, elles ne peuvent pas leur résister, parce que leur charme à eux ne fait aucun doute ! Et puis, draguer, c’est toute une technique. Je suppose qu’on peut aller jusqu’à assimiler la drague à la chasse : eux, ce sont les prédateurs, et nous pauvres femmes sommes le gibier.

Mais qu’est-ce que c’est que ces machos ?! On pourrait croire que se faire draguer par un inconnu pourrait aider un peu à faire remonter notre estime de soi, sauf que, ces types, ils ne nous choisissent pas selon des critères physiques, on ne sait même pas s’ils nous trouvent jolie, s’ils nous parlent à nous c’est parce qu’on est seule et qu’ils aimeraient bien passer la soirée accompagnés … Rien de bien flatteur en somme.

Comment faire pour s’en débarrasser. Étant donné que ça ne m’est arrivé que deux fois, deux fois très désagréables parce que je me suis sentie piégée et que moi, je n’ai pas envie d’être désagréable, je n’ai pas encore trouvé la technique imparable. Le plus efficace ce serait un “casse-toi”, mais pour les gentilles filles timides dans mon genre, il va falloir encore quelques mauvaises expériences pour enfin oser les envoyer sur les roses, même s’ils mériteraient plutôt les orties.

Une phobie est une peur déraisonnée et excessive, déclenchée en présence d’un élément spécifique, ou dans une situation donnée, sans qu’il y ait de danger immédiat. Les personnes sujettes à une phobie savent leur peur déraisonnable mais ne peuvent pas la contrôler. Généralement, les phobies ne gênent que modérément et disparaissent avec le temps. Elles s’avèrent plus perturbantes lorsqu’elles sont décuplées par l’angoisse de rencontrer l’objet de la peur et le souci de dissimuler celle-ci. Elles déclenchent des stratégies compliquées d’évitement et influent sur la vie sociale comme l’agoraphobie, peur des lieux publics, ou la claustrophobie, peur des lieux clos.

Quelques noms de phobies rigolos tirés de wikipédia :
• Ablutophobie – Peur de se baigner. Peur de la noyade.
• Acarophobie – Peur des parasites de la peau, des acariens.
• Achluophobie – Peur de l’obscurité.
• Acrophobie – Peur des hauteurs ; s’accompagne souvent de vertiges.
• Agoraphobie – Peur des espaces libres et/ou des lieux publics.
• Ailurophobie – Peur des chats.
• Anuptaphobie – Peur de rester célibataire.
• Apiphobie – Peur des abeilles. Par extension, peur des insectes pouvant piquer.
• Apopathodiaphulatophobie – Peur d’être constipé.
• Arachnophobie – Peur des araignées.
• Astraphobie – Peur des éclairs.
• Cheimophobie – Peur des tempêtes et des orages.
• Claustrophobie – Peur des espaces confinés.
• Coprophobie – Peur des excréments.
• Dysmorphophobie – Peur des anomalies physiques.
• Dyspondéromorphophobie – Peur des anomalies physiques engendrées par le poids.
• Émétophobie – Peur de vomir.
• Éreutophobie – Peur de rougir en public.
• Gymnophobie – Peur de la nudité.
• Hématophobie – Peur du sang.
• Hexakosioihexekontahexaphobie – Peur du nombre 666.
• Nosophobie – Peur de la maladie.
• Ochlophobie – Peur de la foule.
• Pantophobie – Peur du tout.
• Paraskevidékatriaphobie – Peur du vendredi 13.
• Phobophobie – Peur d’avoir peur.
• Taijin kyofusho – Peur d’offenser autrui par l’odeur ou le regard (terme japonais).
• Thanatophobie – Peur de la mort.
• Triskaïdekaphobie – Peur du nombre 13.
• Zoophobie – Peur des animaux en général.

On peut vraiment avoir peur de n’importe quoi. Mais ça doit être difficile de vivre constamment dans la peur (moi j’ai encore de la chance, ça ne m’arrive qu’en été, et à proximité des buissons mal taillés ou quand j’entends un bzzz) pour certaines choses, comme la peur de la mort … On peut pas vivre en ayant peur de mourir ? Enfin si, la grande majorité d’entre nous a peur de la mort, mais on n’y pense pas tout le temps …

Moi et ma phobie.

mai 3, 2008

L’été arrive et avec lui ma phobie, qui va faire son come back et me pourrir la vie. Je suis apiphobique (d’après wiki).

Je me rappelle bien avoir été piquée à plusieurs reprises par des guêpes, abeilles ou araignées durant mon enfance, mais d’après mes souvenirs cela ne m’avait pas vraiment traumatisée. Je me souviens même de ma soeur qui avait écrasé une guêpe pieds nus, ce qui avait suscité ma plus grande admiration.

Et pourtant, j’ai développé une phobie pour tout ce qui pique. Moustiques, abeilles, guêpes, bourdons, frelons, araignées, et bien sûr les seringues des médecins. J’allais à reculons avec ma maman pour faire mes vaccins et mes prises de sang. Je criais au secours à mon papa pour qu’il vienne écraser l’araignée qui avait eu le malheur de s’installer au-dessus de mon lit, et me blotissais au fond de celui-ci lorsque j’entendais le bzzzzz d’un vilain moustique qui volait dans les parages …

Et puis en grandissant on commence à discerner les choses un peu mieux, et je me suis dit que les piqûres chez le médecin, c’était vraiment nécessaire, un mauvais moment à passer, un petit picottement, une petite goutte de sang, et c’était fini. Rien d’agréable c’est sûr, mais quelque chose de contrôlable et de contrôlé. Les araignées, j’ai commencé à les combattre moi-même lorsque, devenue adolescente, appeler papa à minuit était devenu impossible et lorsque j’ai pris conscience de la force de frappe de mes chaussures, et de la satisfaction que je ressentais une fois l’ennemi réduit en bouillie. J’ai aussi découvert l’efficacité de l’aspirateur, même si je redoute toujours que les vilaines araignées remontent le tuyau pour venir sournoisement me piquer pendant mon sommeil.

Mais je n’ai pas réussi à me débarrasser de ma peur des moustiques, abeilles, guêpes et frelons. Ils ont des ailes. Ils volent. Ce qui les rend imprévisibles, et leur permet de se déplacer agilement, rapidement, de foncer sur moi à toute allure.

Dès que j’entends ce malheureux bzzzzz, mon coeur commence à battre la chamade, je panique, je cherche des yeux la bestiole volante en espérant que ce ne soit qu’une mouche, et une fois que je l’ai repérée et que j’ai constaté que ça n’est malheureusement pas une mouche, soit je reste paralysée de peur parce qu’elle se trouve trop près, soit je me mets à courir comme une folle parce qu’elle est encore assez loin. Je me suis retrouvée dans des situations improbables, en train de pleurer toute seule dans ma chambre, toute la nuit, parce qu’un moustique m’empêchait de dormir, ou encore enfermée dans ma minuscule salle de bain pour avoir vu un frelon entrer dans mon appartement, à entrebailler la porte de temps en temps pour savoir si oui ou non, il était enfin parti.

Dans ces moments-là la raison vous abandonne. J’ai beau me dire que la plus dangereuse des deux, c’est moi, que je suis au sommet de la chaîne alimentaire, il n’y a rien à faire. J’ai peur. Et je suis ridicule. Mais après coup, ça me fait bien rire !