Cela va faire bientôt un mois qu’on vit ensemble … Et d’après ce que j’ai constaté, tu ne fais aucun effort pour que ça se passe bien, et surtout, tu ne comptes pas en faire. On dirait que tu découvres ce que c’est, la vie en communauté. Mais je te préviens il va falloir que ça change, parce que là, j’en peux plus. Tu dépasses les bornes des limites Maurice.

D’abord tu me griffes, tu me mords, j’ai tellement de cicatrices sur les bras et sur les jambes que je peux dire adieu à ma petite robe de cet été, tout ça à cause de toi ! Tu n’imagines pas le châtiment terrible que tu mériterais si je n’étais pas déjà incroyablement indulgente et patiente à ton égard. Mais tu n’es pas non plus un modèle de calme et de sérénité : tu cries, tu brailles, tu cours partout, même (et surtout) tard le soir quand tu peux réveiller les voisins du dessous, en plus de me réveiller moi. Non, tu n’es certainement pas quelqu’un de zen, et tu n’as pas bon caractère ! Il faudrait que tu apprennes à accepter d’être contrarié, parce que tes petites manies et ta susceptibilité commencent sérieusement à me taper sur les nerfs.

Tu ne sembles vivre que pour dormir (dans mon lit évidemment !), manger (quand c’est moi qui prépare, sinon tu te laisserais mourir de faim … ou tu mangerais mes lacets), et t’amuser (quand moi je veux dormir bien sûr) avec tout ce que tu trouves et tout ce qui traîne, et surtout tout ce que tu n’as pas le droit de toucher. Tu montes sur les chaises, sur la table, tu arraches les rideaux, tu fais du trampoline sur moi, tu cours et tu grimpes partout et sur tout le monde. Et moi je vais avoir une extinction de voix à force de te crier dessus. Mais tu t’en fiches, petit ingrat.

Tout ça, ça fait déjà pas mal de choses auxquelles tu devras remédier rapidement, mais il y en a une qui m’agace particulièrement et qui te vaudrait sans conteste le prix du pire colocataire de l’année : quand tu vas aux toilettes … Tu pourrais mettre un peu de bombe désodorisante, franchement ce serait pas du luxe ! Et puis, par pitié, essuies-toi … Parce que les petits trous de bal imprimés sur ma couette, sur la moquette, et partout où tu poses tes petites fesses, c’est vraiment pas glamour.

Maintenant tu es prévenu, tu fais des efforts, ou bien je te ramène chez ta mère.

One Response to “Bilan de presque un mois de colocation.”

  1. So Says:

    Bouuhhhh, c’est trop mignon !! On serait tenté de destester cette petit bête à la lecture de l’article mais il suffit de voir la photo pour tout oublier et tomber sous le charme… ! J’ai eu exactement la même ‘aventure’ avec le chat de ma soeur quand j’ai habité chez elle un petit moment mais cette boule de poils finit toujours par nous avoir par les sentiments, hein ?


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