Moi et ma phobie

L’été arrive et avec lui ma phobie, qui va faire son come back et me pourrir la vie. Je suis apiphobique (d’après wiki).

Je me rappelle bien avoir été piquée à plusieurs reprises par des guêpes, abeilles ou araignées durant mon enfance, mais d’après mes souvenirs cela ne m’avait pas vraiment traumatisée. Je me souviens même de ma soeur qui avait écrasé une guêpe pieds nus, ce qui avait suscité ma plus grande admiration.

Et pourtant, j’ai développé une phobie pour tout ce qui pique. Moustiques, abeilles, guêpes, bourdons, frelons, araignées, et bien sûr les seringues des médecins. J’allais à reculons avec ma maman pour faire mes vaccins et mes prises de sang. Je criais au secours à mon papa pour qu’il vienne écraser l’araignée qui avait eu le malheur de s’installer au-dessus de mon lit, et me blotissais au fond de celui-ci lorsque j’entendais le bzzzzz d’un vilain moustique qui volait dans les parages …

Et puis en grandissant on commence à discerner les choses un peu mieux, et je me suis dit que les piqûres chez le médecin, c’était vraiment nécessaire, un mauvais moment à passer, un petit picottement, une petite goutte de sang, et c’était fini. Rien d’agréable c’est sûr, mais quelque chose de contrôlable et de contrôlé. Les araignées, j’ai commencé à les combattre moi-même lorsque, devenue adolescente, appeler papa à minuit était devenu impossible et lorsque j’ai pris conscience de la force de frappe de mes chaussures, et de la satisfaction que je ressentais une fois l’ennemi réduit en bouillie. J’ai aussi découvert l’efficacité de l’aspirateur, même si je redoute toujours que les vilaines araignées remontent le tuyau pour venir sournoisement me piquer pendant mon sommeil.

Mais je n’ai pas réussi à me débarrasser de ma peur des moustiques, abeilles, guêpes et frelons. Ils ont des ailes. Ils volent. Ce qui les rend imprévisibles, et leur permet de se déplacer agilement, rapidement, de foncer sur moi à toute allure.

Dès que j’entends ce malheureux bzzzzz, mon coeur commence à battre la chamade, je panique, je cherche des yeux la bestiole volante en espérant que ce ne soit qu’une mouche, et une fois que je l’ai repérée et que j’ai constaté que ça n’est malheureusement pas une mouche, soit je reste paralysée de peur parce qu’elle se trouve trop près, soit je me mets à courir comme une folle parce qu’elle est encore assez loin. Je me suis retrouvée dans des situations improbables, en train de pleurer toute seule dans ma chambre, toute la nuit, parce qu’un moustique m’empêchait de dormir, ou encore enfermée dans ma minuscule salle de bain pour avoir vu un frelon entrer dans mon appartement, à entrebailler la porte de temps en temps pour savoir si oui ou non, il était enfin parti.

Dans ces moments-là la raison vous abandonne. J’ai beau me dire que la plus dangereuse des deux, c’est moi, que je suis au sommet de la chaîne alimentaire, il n’y a rien à faire. J’ai peur. Et je suis ridicule. Mais après coup, ça me fait bien rire !

1 Réponse jusqu'à présent »

  1. 1

    marry a dit,

    mai 30, 2008 @ 11:38

    je suis clotrophobe pis jai peur dun certain bruis tser la un siflement aigu et puis grave aigu grave aigu grave continuelle ben moi je capote pis jtombe din pomme

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