Nip and Tuck.

La beauté est quelque chose de subjectif. Et surtout quelque chose de carrément injuste. Je pourrais presque aller jusqu’à affirmer qu’il vaut mieux naître pauvre et beau, que naître riche et moche.

Les gens beaux sont le centre des attentions, et de l’envie. Tout le monde les regarde, aimerait être comme eux. De cette beauté, ils tirent une plus grande confiance en eux et sont donc extravertis, résultat, ils ont plus de chances de réussir ce qu’ils entreprennent grâce à un charisme impressionnant.

Les gens moches sont ignorés, et ne suscitent que de la pitié. On les plaint de n’avoir pas été gâtés par Dame Nature, et on aimerait surtout pas être à leur place ! Leur laideur ne les incite pas à avoir confiance en eux et en leurs capacités, ils ont donc moins de chances d’être charismatiques.

Heureusement, le charisme et la confiance en soi se travaillent, en développant ses compétences dans des domaines qui nous plaisent notamment. Mais il faut avouer que la laideur est un vrai handicap.

Une petite tache, un petit peu de graisse, un nez un peu gros, des seins un peu petits. Ce sont des détails qui à nos yeux deviennent primordiaux. Ce sont les responsables de tous nos échecs. Et on aimerait tous être parfaits, parce que comme je le disais au début, être parfait vous ouvre un tas de portes. On aimerait tous être admirés. Mais d’une part, la nature fait les choses de manière aléatoire, et d’autre part, la beauté est subjective, ce qui veut dire que l’on peut être super sexy pour une personne, et un thon pour une autre. Et il faut aussi prendre en compte les effets de mode (on avait pas le même idéal de beauté il y a dix ans).

Bref. Tout ça pour en venir au fait qu’il y a des personnes qui ne supportent leurs défauts physiques. Et qui plutôt que de les surmonter en se forgeant un mental d’acier, décident de les supprimer en faisant appel à la chirurgie esthétique.

On pourrait prendre cet affrontement avec le bistouri pour du courage : je pense plutôt que c’est une sorte de lâcheté. C’est prendre le chemin de la facilité, éviter le combat avec un ennemi bien plus grand : notre égo. Accepter le fait de ne pas être parfait, c’est beaucoup plus difficile. Tenter de le devenir par la chirurgie, c’est tricher. Je dis bien tenter, parce qu’une fois que le détail qui fâchait sera résolu, d’autres surgiront, et ce sera une suite sans fin, puisque le problème à régler n’est pas physique.

Je suis dure, c’est vrai. Mais tout le monde a des défauts à cacher, et rare sont ceux qui adulent leur propre corps. Et ceux-là, sont rarement capables de parler d’un autre sujet que celui qui les concerne le plus directement : eux-mêmes, leur personne, leur vie. Parce qu’il faut aussi savoir, qu’on ne peut pas être parfait sur tous les plans.

La Nature est bien faite.

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